Mercredi 21 Mars 2012 | 16:00 - 17:30
Dans le cadre du COURS D’ARCHEOLOGIE INDUSTRIELLE « LIEGE, LA VILLE DE TOUS LES METIERS. Grandes et petites industries du bassin liégeois ». PAF : 1 euro pour les photocopies. Renseignements : CHST - 04/366 94 79 - chst@ulg.ac.be
Le site des presses RASKIN a un passé industriel prestigieux : en 1563 on y trouvait déjà un Maka. Joseph Jaspar rencontre Gramme à l'exposition internationale de Paris de 1878, et se lance dans la fabrication de dynamos, d’ ascenseurs électriques et d’escaliers roulants. Marcellis utilise la machine à vapeur à sa fonderie dès 1821. La S. A. Jaspar est cédée à Westinghouse en 1961 qui, elle même, cède sa filiale belgo-française à Kone en 1975.
Le maître de forges Charles Marcellis est - entre autres - à la base en 1872 des Ateliers de construction de La Meuse qui ont construit 5350 locomotives à vapeur de 1888 à 1949. Quatre locomotives roulent toujours sur le Chemin de fer à Vapeur des Trois Vallées à Mariembourg.
L'électricien Joseph Jaspar construit des machines outils, des moteurs à gaz, des ascenseurs électriques et des escaliers roulants qui feront sa renommée.
A Sauheid, entre le chemin de fer et la route d'Angleur- Tilff, subsistent toujours les bâtiments des ateliers Hubert RASKIN renommés pour leurs presses et qui furent fermés en 1972. Sauheid a un passé industriel prestigieux : en 1659, une fenderie y transformait les gueuses en verges ou en baguettes utilisées par les cloutiers liégeois. En amont de la fenderie se trouvait le Maka WALTHERY, en service depuis 1563 et un fourneau qui alimentait une fonderie. Ces installations furent transformées en moulin à poudre vers 1616 et l'exploitation resta en activité pendant plus de 50 ans. Toutes ces usines furent englobées dans les Laminoirs de l'Ourthe toujours en activité en 1955.
Joseph Jaspar " connaissait toutes les pisseûres et tos les mestis. Il sciait avec une hache et hachait avec une scie". Il fabrique des hausses de fusil pour l'armée et invente un modèle de lampe à arc qui éclairera l'opéra de Paris. En 1878, il rencontre Gramme à l'exposition internationale de Paris et se lance dans la fabrication de dynamos.