Révoltes arabes: un an après, vers quelles démocraties?

Samedi 28 Janvier 2012 | 13:00
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L’année 2011 a vu le monde arabe changer de visage, alors que personne ne s’y attendait. Le centre culturel arabe au pays de Liège (CCAPL) et le comité de vigilance pour la démocratie en Tunisie (CVDT) organisent une journée de réflexion et d’analyse sur la situation actuelle et future dans les pays arabes en collaboration avec plusieurs organisations, dont la Braise. Un programme très riche et varié de débats (Ramadan, Hammami, Piccinin, Nasraoui) de films, d'expo et de musique vous attend le samedi 28 janvier à partir de 13h au Théâtre de la Place, place de l'Yser en Outremeuse.

L'entrée est de :

- 12€ pour toute la journée
- 10€ en prévente (Réduction Article 27 avec ticket retour en bus gratuit)
- 8€ étudiants et chômeurs

Réservations et renseignements chez Rafik (0486/589853)

13h : PROJECTION : Fallega 2011, Chandelles à la Kasbah de Rafik OMRANI

Le film raconte l’histoire du premier sit-in du printemps arabe. Après le départ du dictateur Ben Ali, des jeunes venant des quatre coins de la Tunisie font une marche vers la place du gouvernement à la Kasba. Ils s’y installent pendant plus d’une semaine. Leur exigence : dissoudre le gouvernement provisoire et élire une assemblée constituante. Après de multiples campagnes de désinformation, le gouvernement décide finalement d’évacuer les nouveaux Fellagas par la force…

14h30 : DÉBAT : Le Printemps arabe, un an après
Avec Hamma HAMMAMI et Tariq RAMADAN. Modérateur : Mohamed NACHI

Hamma HAMMAMI est le secrétaire général d’un parti longtemps clandestin, le Parti communiste des ouvriers de Tunisie dont il dirige aussi le journal Al Badil. Défenseur chevronné de la démocratie et des droits de l’homme, il a été plusieurs fois arrêté et emprisonné sous l’ère Ben Ali.

Tariq RAMADAN est spécialiste du monde arabe et professeur d’Études islamiques contemporaines à l’université d’Oxford. Il est engagé depuis plusieurs années dans le débat concernant l’Islam en Occident et dans le monde. Il est expert consultant dans diverses commissions attachées au Parlement de Bruxelles.

Mohamed NACHI est Sociologue, professeur à l’ULG

16h30h : PROJECTION : 18 jours - Compilation de 10 courts-métrages de réalisateurs égyptiens

Le Caire, du 25 Janvier au 11 février 2011.Des citoyens ordinaires pris dans des événements extraordinaires: les patients d'un asile, une jeune vendeuse à la sauvette, un leader de la révolution, un grand-père et son petit-fils curieux, un internaute amoureux, un couturier craintif, un couple déchiré, de sympathiques combinards, des chameaux, des hommes de main violents, des jeunes idéalistes, un coiffeur héros malgré lui...
Tous ces personnages, plus vrais que nature, ni bons ni méchants, vivent dans l'instant des événements qui paraissaient inimaginables et changeront leurs vies pour toujours.

18h : DÉBAT : Un an après : bilan des mouvements de révoltes, vers quelle démocratie et dans quelles conditions ?
Table ronde avec Radhia NASRAOUI, Fathi CHAMKI et Pierre PICCININ. Modérateur : Hassan BOUSETTA

Radhia NASRAOUI est une avocate tunisienne qui milite dans le domaine des droits de l'homme depuis plus de trente ans en luttant particulièrement contre la torture. Présidente de l’association contre la torture en Tunisie, son travail lui a valu, à de nombreuses reprises, de faire l’objet de violence de la part du pouvoir de l'ancien président, Ben Ali. Son travail, reconnu internationalement, a toujours porté sur la défense de cas difficiles concernant des prisonniers d’opinion ainsi que des personnes ayant des différends avec les proches du pouvoir.

Fathi CHAMKI est le représentant pour la Tunisie de RAID, ATTAC et le CADTM.
"Aujourd’hui, de même qu’il s’est affranchi de la dictature de Ben Ali, le peuple tunisien veut s’affranchir aussi du fardeau de la dette que lui a légué le dictateur, pour pouvoir construire sa propre démocratie, s’autogérer et s’auto-administrer de manière indépendante et autonome. »

Pierre PICCININ est historien et politologue. Depuis le début des révoltes, il s'est rendu plusieurs fois en Tunisie, en Egypte, en Libye et en Syrie et pose un regard critique sur le traitement médiatique de certaines de ces révoltes.

Hassan BOUSETTA est sénateur, docteur en Sciences Politiques et Sociales, chargé de cours adjoint et maître de conférence à l’Université de Liège.

20h30: CONCERT: Mohamed AL-DEEB (Rap, Egypte)

Jeune rappeur égyptien, Mohamed AL-DEEB, ou simplement DEEB, était l’un premiers à encourager et soutenir grâce à sa musique les manifestations place Tahrir. « Mes chansons traitent principalement de problèmes d’identité, de conscience culturelle, de harcèlement sexuel, d’oppressions sociale et politique et rappellent à mon peuple l’époque glorieuse pendant laquelle l’Égypte était le berceau de la culture et des arts dans tout le Moyen-Orient ».

21h Concert: Al Bahth Al Moussiki (Folklore révolutionnaire, Tunisie)

Fondé par des militants politiques de Gabès dans les années 70, le groupe est devenu très populaire après la chute de Ben Ali. Composé d'une dizaine de musiciens et chanteurs, il s'inspire du style musical de l'Egyptien Cheikh Imam, premier chanteur arabe contestataire. Leur musique est l'expression de l'ébullition de la rue et du rejet de l'oppression, leurs chansons relayent la voix des travailleurs et des pauvres.

De 13h à 23h : EXPOSITION : « Quand la révolution égyptienne se lit sur les murs »

Vous pourrez découvrir des photographies qui mettent en lumière le nouveau sentiment de liberté d'expression dans les rues du Caire via le travail de Tony Gamal GABRIEL, jeune journaliste franco-égyptien pour Jeune Afrique. Ses clichés abordent en effet la révolution sous un angle original : les graffitis laissés par les manifestants sur la Tahrir, centre de la révolution mais souvent désertée entre deux manifestations. Les seuls signes tangibles du soulèvement populaire restent alors les graffitis dessinés à la hâte sur les murs du quartier. On peut suivre le fil de la révolution, de la joie des premiers instants lors du départ de Moubarak à l’inquiétude croissante face à la gestion des militaires, en passant par la montée des revendications sociales et des craintes d'affrontements confessionnels.

La deuxième mettra en valeur les photographies d'une jeune photographe belge, Pauline Beugnies, qui a photographié la Tunisie, la Libye et l'Egypte durant et après les révoltes. Pauline Beugnies fait partie du collectif Out of Focus. Son travail se concentre sur le monde arabe et musulman et essaie de créer des ponts avec notre société.

P.A.F : 12 € pour toute la journée - 10€ en prévente
Réduction Article 27 avec ticket retour en bus gratuit
8 € étudiants et chômeurs
Réservations et renseignements :
CCAPL 04/3427884 – 0497/167909
Ou
CVDTunisie 0497/211901 - 0497548772

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