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La métallurgie thermique du zinc, réussite technologique de Jean-Jacques Daniel Dony, est un échec commercial qui entraîna la ruine de l’inventeur avant que la S.A. Vieille-Montagne n’en fasse la base d’une enviable prospérité.
Adolphe Stoclet, savant et brasseur d’affaires, parvient à convaincre les dirigeants des Mines et fonderies de zinc de la Vieille-Montagne, propriétaire des importants gisements de Moresnet, de le soutenir dans la création d’une entreprise nouvelle, la Société industrielle du blanc de zinc. Selon Arnaud Peters, ce projet n’aurait pu réussir sans l’appui du réseau familial constitué autour de Stoclet, à partir de son mariage avec la fille d’un directeur de la Société Générale de Belgique. Cela infirme un peu le mythe du self-made man et l’idée selon laquelle le succès ou l’échec de l’innovation est imputable aux qualités personnelles de celui qui en est à l’origine.
En 1856, les gens de Saint Léonard, écologistes avant la lettre, arrivent à renverser une majorité communale. L'usine à zinc de la Vieille Montagne y rendait particulièrement insalubres les conditions d'habitation. Le 20 mai 1857, la ville accorde un délai supplémentaire à la fabrique de zinc. Mécontent de cet atermoiement, le porte-parole du Comité qui avait dirigé la campagne contre la VM démissionne de son poste de conseiller communal et se présente au scrutin communal, où la majorité sortante subit un cinglant échec : "la république démocratique et sociale vient de battre ... les libéraux".