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Face à cela, des mouvements féministes comme La Porte Ouverte revendiquaient l'égalité d'instruction pour les garçons et les filles et s'opposaient vivement aux velléités de certains de diriger systématiquement les filles vers un enseignement ménager. Une proposition de loi déposée à la Chambre par le socialiste Barnich (27 mars 1930) prévoyait une formation ménagère obligatoire pour les jeunes filles de plus de 14 ans. Le libéral Masson voulait prolonger la scolarité obligatoire pour les filles jusqu'à 16 ans mais les filles de 15 ans, munies d'un certificat d'aptitude en économie domestique échappaient à l'obligation (22 janvier 1931).
Pour les féministes, l'activité professionnelle de la femme était considérée romme une des conditions essentielles de son épanouissement. Dans ce cadre, Marthe Boël défend le développement de l’enseignement technique supérieur comme moyen de l’émancipation des femmes. Jane Brigode (qui représentera la Belgique à la Société des Nations) lutte pour un enseignement obligatoire pour les filles.
En 1960, les écoles officielles deviennent mixtes. Mais en 2007-2008, dans la forme technique de qualification le « service aux personnes », choisi par 1 élève sur 3, 75 % sont des filles. Si certains secteurs présentent une mixité presque parfaite (arts appliqués, économie, sciences appliquées), d’autres révèlent des choix contrastés entre filles et garçons : les filles dans les secteurs « habillement» (89%) et « services aux personnes » (75%), les garçons dans les secteurs « industrie » (98 %) et « construction » (98 %). Dans l’enseignement professionnel, le secteur « service aux personnes » compte 91 % de filles.