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En 2010, on attend 65 000 nouvelles pertes d’emplois. L’économie trinque, la dette publique atteint des sommets, les pensions sont trop basses… Et que font nos hommes politiques ? Ils font tourner le carrousel BHV, provoquent des élections anticipées et se lancent dans des négociations sur une sixième réforme de l’État.
Les partis politiques, au nord d’abord, mais de plus en plus au sud du pays aussi, sont contaminés par le virus nationaliste. Ils réduisent au communautaire tous les problèmes que connaît le pays — problèmes qui ne diffèrent pas de ceux des autres pays européens.
«Scinder » devient la formule magique qui va tout résoudre. Problèmes de sécurité sociale ? Il faut la « scinder ». Des allocations familiales trop basses ? Scindons-les. Trop peu de gens au travail ? On va scinder la politique de l’emploi. Ça n’en finit pas. On parle même de scinder les plaques de voitures.
Tout semble être vu à travers des lunettes communautaires. Au sud aussi, les grands partis parlent maintenant d’une « grande réforme de l’État ». Oui mais, disent certains, "Flamands et Wallons ne sont plus d’accord sur rien, les différences sont si grandes qu’il vaut mieux se séparer pour que chacun se débrouille".
Cette contamination nationaliste est intimement liée à la mise en place du fédéralisme « à la belge ». Ce fédéralisme a été construit par les différentes réformes de l’État et il ne conduit pas à la coopération et à l’union mais à la division et au séparatisme : chacun de son côté, en dressant les Régions les unes contre les autres.
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