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L’enseignement technique est la base du développement économique et du progrès social.
Durant la première moitié du XIXe siècle, huit écoles industrielles sont créées dans différentes villes belges, à l'initiative des pouvoirs publics locaux. Ces écoles industrielles offrent un enseignement du soir, visant à «former des travailleurs intelligents et des bons contremaîtres». L'école industrielle se propose de donner «les notions techniques qui sont nécessaires aux enfants pour exercer convenablement le genre d'industrie que chacun d'eux a embrassé»
Dans un rapport présente en 1879 par le Ministre de l'Intérieur aux Chambres « le but des écoles industrielles est de donner à l'ouvrier une instruction scientifique qu'il ne peut acquérir dans l'atelier, de lui procurer par là les moyens d'améliorer sa condition matérielle, de développer son intelligence en l'initiant à la connaissance des lois générales qui président aux transformations de la matière, le soustraire ainsi
graduellement à la tyrannie de la routine ». Ce type d'enseignement touche rapidement un public relativement nombreux : en 1909 il compte 30.000 élèves. Pour les promoteurs de cet enseignement industriel, il s'agit de façonner une catégorie particulière d'ouvriers d'élite, susceptibles de devenir des 'intermédiaires' dans la hiérarchie du travail, entre l'ingénieur et la masse des travailleurs. Selon l'image en vigueur à l'époque, entre les «officiers» et les «soldats» de l'industrie. L'école industrielle prépare ces travailleurs intelligents, ces ouvriers instruits, ces bons contremaîtres, ces intermédiaires qui sont qualifiés à leur tour de «sous-officiers».