Restez au courant de nos dernières nouvelles!
Dans une démarche de se réapproprier artistiquement l'espace public Rosario Marmol a organisé lors des Journées du patrimoine une performance théâtrale autour d’un poème d’André Mignon, prisonnier politique n°4575 à la Prison Saint-Léonard, cellules 113.
Le ciel, que j'ai peuplé d'azurs et d'ouragans,
le ciel qui fait rêver les saints et les brigands,
je ne le verrai plus qu'un moment, à l'aurore,
quand on m'emmènera, nerveux et débraillé,
devant le peloton pour être fusillé.
Une plaque commémorative située du côté droit de la Place rend hommage aux prisonniers politiques détenus durant l’occupation allemande.
Mais les nazis n’ont pas inventé cette utilisation-là de Saint Léonard. En 1913 déjà Julien Lahaut y est arrêté lors d’une de ses premières grèves.
Notre ami Jules Pirlot a publié une biographie d’un autre pensionnaire : André Schreurs, fondateur avec d’autres étudiants à l’Athénée de Liège d’un mouvement clandestin: Les Lycéens wallons. L’artiste-peintre féministe Fanny Germeau, centenaire en 2011, y a été emprisonnée pour faits de résistance. Elle a notamment fondé le centre de planning familial Louise Michel.
Dans les archives du Soir on peut encore lire un témoignage poignant de Alberte Berbuto et son amie Rita Demonceau qui sont passés par Saint Léonard et Mauthausen.
André Charon, un autre ‘pensionnaire’, témoigne : « Etudiant, je faisais partie de la ligue antifasciste, ce qui m’a amené lors de la guerre d’Espagne à aider le secours rouge international en 1942, j’ai été dénoncé, arrêté par la Gestapo, jugé et emmené à la prison Saint-Léonard, à Liège. Après Saint-Léonard, j’ai été envoyé au camp de Wolfenbüttel. rentrés neuf mois après la libération en Belgique ».
JACQUES OCHS aussi est passé par là, avant d’être transféré à Breendonk où il fait des croquis d'impressions de ses compagnons
Les 100.000 briques n’étaient pas la première prison : au XIII e siècle déjà, il y avait une prison dans l'ancienne porte Saint-Léonard.
C’est dans une des sépulcrales cellules des condamnés à mort, dans le sous-sol humide de Saint-Léonard, qu’attendit en 1816 un certain Magonette la décision du roi de Hollande sur son recours en grâce. Il avait déjà passé une heure de pilori et avait été marqué au fer rouge à l'épaule gauche. C'est à la Cour des Mineurs qu’il « éternue dans la sciure » comme on disait en une plaisanterie sinistre. La guillotine est conservée au Musée de la Vie wallonne, tandis que son crâne et le moulage de sa tête se trouvent aux Archives du palais de justice de Liège.
On dit parfois : si les pierres pouvaient parler. Mais comme vous voyez, les 100.000 briques parlent et La Braise fait le nécessaire pour que ces témoignages restent bien vivants…
Commentaires récents
il y a 1 an 3 semaines
il y a 1 an 46 semaines
il y a 2 an 9 semaines
il y a 3 an 6 semaines
il y a 3 an 49 semaines
il y a 4 an 3 semaines
il y a 3 an 26 semaines
il y a 4 an 12 semaines