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Tout ça est bien sûr évoqué dans notre expo « Saint Léonard, quartier de tous les métiers ».
A l’époque de la révolution industrielle, Saint-Léonard était un zoning industriel, aux portes de la ville, avec une usine de canons, une usine de zinc, une linière, une usine à loco...
Ces usines se sont installées dans d’anciens couvents et prieurés, expropriés par la révolution liégeoise. En 1828 John Cockerill installe sa linière (aujourd’hui l’hôtel Bedford) dans un ancien couvent des Récollectines Saint-Léonard. En 1803, Bonaparte charge J.C. Perier de construire une fonderie de canons à Liège sur l'emplacement de l'ancien prieuré de Saint-Léonard (aujourd'hui l'Athénée Liège 2). Perier s'était engagé à fournir au Gouvernement 3.000 canons destinés à l'armement de la flotte que le premier Consul réunissait à Boulogne pour sa tentative de descente en Angleterre. En 1856, les gens de Saint Léonard, écologistes avant la lettre, arrivent à renverser une majorité communale. L'usine à zinc de la Vieille Montagne y rendait particulièrement insalubres les conditions d'habitation. Le 20 mai 1857, la ville accorde un délai supplémentaire à la fabrique de zinc. Mécontent de cet atermoiement, le porte-parole du Comité qui avait dirigé la campagne contre la VM démissionna de son poste de conseiller communal et se présente au scrutin communal, où la majorité sortante subit un cinglant échec: "la république démocratique et sociale vient de battre ... les libéraux".
(source http://www.sac-liege.be/docs/Journal/Journal%20vacances%2027.pdf).
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