lundi 22 février Le Renardisme dans le cadre de Marx pour les Nuls

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Le lundi 22 février, à 19h30, dans le cadre du cycle « Marx pour les Nuls »,
Le Renardisme, par Johnny Coopmans, Section syndicale nationale du PTB, et
Michel De Olivera, PTB Liège Ouest
Plusieurs Congrès se profilent en 2010 pour la FGTB: Interrégionale wallonne, FGTB fédérale, MWB. Il nous a semblé utile de revenir sur le Renardisme, qui a influencé si fortement le syndicalisme wallon.

greve generaleJohnny Coopmans : "C’était il y a trente ans, «la grande grève». Le 16 décembre 1960 André Renard défend le principe d'une grève générale contre la loi unique au comité national de la FGTB. Le 5 janvier ‘61 il lance la diversion fédéraliste dans le premier numéro de «Combat». Deux jours avant, le 3 janvier à Yvoz, il avait dit: «Le corps électoral socialiste représente 60% des électeurs en Wallonie. Si demain, le fédéralisme est instauré, nous pourrions avoir un gouvernement du peuple et pour le peuple ». Le groupe ‘Combat’ voulait faire pression sur le PSB pour qu'il applique son programme de 1959. En ‘59 le PSB avait repris les thèses syndicales des congrès de 54 et de 56 de la FGTB".

Un congrès extraordinaire de la F.G.T.B., tenu les 30 et 31 octobre 1954, débouche, en 1956, sur la publication d'un document-programme, « Holdings et démocratie économique ». Ce programme inspiré par la gauche syndicale et, en particulier par André Renard, est axé sur ce qu'on appellera les réformes de structure et est dicté à ses auteurs par les signes évidents du déclin économique de la Wallonie. On peut le résumer en trois points :

  • mise sous statut public du secteur de l'énergie ;
  • planification souple de l'économie en vue d'orienter les investissements ;
  • contrôle des groupes financiers.

André RenardPour les métallos FGTB, voici ce qu'inspire Renardisme en 2010: "Les travailleurs paient une crise dont ils ne sont pas responsables par un accroissement spectaculaire du chômage. Déjà les banques renouent avec les bénéfices, avec les provisions comptables pour les étrennes des traders et une institution dont l’Etat belge est le premier actionnaire investit dans des paradis fiscaux où, bien sûr, la mer a des reflets d’argent. La question de la nécessité de sortir de cette crise du capitalisme mérite d’être envisagée comme une opportunité de sortir… du capitalisme, à la faveur de la crise ! Inverser le raisonnement revient alors à renouer avec les valeurs portées il y aura bientôt 50 ans par André Renard et les travailleurs de l’hiver ‘60 : celles des réformes de structure ! L’affligeant spectacle de la débâcle financière privée était un motif suffisant pour réclamer la socialisation du secteur du crédit".

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